Grandes migrations

Il faut le reconnaitre : si vous avez osé faire le grand saut (quitter Paris pour aller en province), c’est aussi parce que plusieurs de vos copines l’ont fait avant vous et qu’elles avaient l’air d’être contentes de leur nouvelles vies. Régulièrement, vous leur demandiez si elles étaient toujours aussi ravies de leurs choix et leur réponse étaient souvent la même : pour rien au monde, elles ne reviendraient vivre dans la capitale. Plus inquiétant, la plupart de vos copines rescapées de Paris intra-muros (avec l’arrivée des enfants, beaucoup se sont exilées en banlieue) partagent le même rêve et le même projet : quitter Paris et Vivre.

Les seules enthousiastes à la vie parisienne étant celles qui, pour une raison ou une autre (souvent le travail ou une nouvelle relation amoureuse) ont “testé” la province puis, tel Ulysse en son temps, sont revenues après un long voyage, pleines d’usage et raison, soulagées et libérées. C’est donc dans cette atmosphère quelque peu mortifère qu’au moment du départ, vous vous êtes sérieusement demandé à quelle sauce vous serez mangée : serez-vous dans le clan des “ravies d’être partie”, ou dans celui des “ravies d’être rentrée” ? N’y a t-il pas un clan alternatif ? Allez-vous vous adapter ? Paris ne vous manquera-t-il pas trop ? Etes-vous bien sûre de vos choix ? Allez-vous rencontrer des gens sympas ? N’allez-vous pas trop vous ennuyer ? Sans pouvoir, ni vouloir, répondre de manière binaire à ces questions, une seule chose vous semble sûre : les soirs où vous prenez tranquillement un, ou deux verres de rosé avec vos nouveaux amis sur une terrasse ombragée, vous ne vous posez pas autant de questions. Vous profitez, et cela vous repose. 

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